NOTRE HISTOIRE

La FFMI est le fruit d’une évolution qui remonte à 1933 mais elle a été créée officiellement en 1961.
Depuis 60 ans précisément, la FFMI couvre l’ensemble du spectre de la sécurité incendie active avec 12 secteurs professionnels complémentaires. Elle constitue ainsi la référence représentative de l’ensemble de la sécurité incendie auprès des instances nationales, européennes et internationales à travers l’investissement de plus de 100 experts.

Ils participent ainsi à 60 groupes de travail professionnels nationaux, 8 commissions normatives, contribuant à l’évolution de 9 directives européennes, au sein de 4 Technical Committees (18 Working Groups – CEN et 3 Technical Committees pour l’ISO).

L’évolution de la FFMI a en fait été initiée dès 1933 alors que nous célébrons le soixantenaire de sa création sous sa dénomination actuelle cette année ; elle est parallèle à celle des réglementations ministérielles et des règles des prescripteurs-assureurs, répondant aussi à la prise de conscience des besoins normatifs nationaux et européens. Cette évolution historique débute ainsi :

1933

1945

De février 1933 jusqu’en 1945, les prémices

C’est alors que l’aventure commence par la constitution du « Syndicat Général des Français Patentés Constructeurs ou Vendeurs d’Extincteurs, ou d’accessoires d’Incendie ». En toute logique les impératifs d’organisation professionnelle mettent en jeu tout d’abord les moyens de premier secours contre l’incendie : les extincteurs.

Préfigurant la Fédération FFMI, le premier syndicat s’élargit en devenant le « Syndicat Général des Constructeurs de Matériel d’Incendie » et couvre en 1945, au-delà de l’extincteur, la détection et les installations d’extinction automatique. En outre, il intègre le champ des matériels d’intervention « sapeurs-pompiers » pour répondre de façon organisée aux impératifs de reconstruction d’après-guerre.

1960

1960, les Véhicules de secours

Constitution d’une nouvelle organisation plus orientée vers les moyens d’intervention en sécurité civile, la « Chambre Syndicale des Constructeurs de Matériels d’Incendie » présidée par Marcel Albertini (automobiles-poids lourds BERLIET).

Le Syndicat des constructeurs du matériel d’incendie prend simultanément la dénomination de « Syndicat Général du Matériel d’Incendie ».

1961

Mai 1961, happy birthday !

Signature d’un protocole d’accord entre MM. Chovogeon et Albertini, Présidents des deux premières organisations professionnelles, Syndicat Général et Chambre Syndicale, pour la création et la gestion en commun d’une Fédération de Syndicats ou de Départements Syndicaux. C’est la création officielle de la « Fédération Française du Matériel d’Incendie » – FFMI dont M. Albertini est élu Président.

L’affiliation à la FIM, l’actuelle Fédération des Industries Mécaniques, s’ensuit.

La structure de la FFMI est dès lors mise en place, avec pour objectif d’élargir son champ d’action en intégrant toutes les activités de sécurité incendie active et en spécialisant peu à peu ses organismes affiliés.

1964

1964, la distribution

Les distributeurs – installateurs spécialisés indépendants, constituent le « Syndicat des Négociants en Matériel d’Incendie » affilié à la FFMI. Parmi ses présidents, on peut nommer MM. Jouan et Moreau. 

Ce syndicat s’appellera ensuite DIMI, « Distributeurs de Matériels d’Incendie ».

1967

1967, les installations sprinkleurs

Le « Groupement Français des Installateurs de Sprinklers et de Dispositifs de Protection Automatiques Contre l’Incendie », GIS, affilié à la FFMI, voit alors le jour, utilisant cette technologie qui a plus d’un siècle d’histoire, initié par la création du premier sprinkleur automatique en 1883 par Frédéric Grinnell.

1972

1981

De 1972 à 1981, les structures se mettent en place

Plusieurs groupements prennent une forme proche de leur mission actuelle :

 

l’ « Association Française de Fabricants de Tuyaux d’Incendie », affiliée à la FFMI et présidée par M. Michel Martin, prélude à l’AFTRI lorsque les fabricants de robinetterie rejoignent la fédération en 1986 et plus récemment l’AFPé2I, sous la présidence de M. Jean Coupel, lors de la fusion avec l’AFDAE, regroupant les spécialistes des émulseurs ;

 

 

le « Syndicat Général du Matériel d’Incendie » prend la nouvelle dénomination de « Syndicat Général des Fabricants d’Extincteurs Fixes et Mobiles », c’est le SYFEX actuel, dont M. Roger Desautel deviendra Président dès 1993 ;

 

 

la « Chambre Syndicale des Constructeurs de Matériel D’Incendie » se spécialise à son tour en devenant la « Chambre Syndicale des Constructeurs de Matériel Motorisés d’Incendie », la CSCMMI à ce jour ;

 

 

le « Groupement Professionnel Des Constructeurs Installateurs de Système de Détection Incendie », GCID, affilié à la FFMI, dont on peut citer parmi ses présidents, MM. Fondraz et Lécuyer. Ce groupement répondant à l’introduction de l’électronique dans la plupart des segments de l’industrie prendra le nom du GESI, « Groupement Français des Industries Électroniques de Sécurité Incendie » en 1995 ;

 

 

le « Groupement des Installateurs-Fabricants et Fabricants de Fermetures Coupe-feu » – issu de la scission avec le monde du sprinkler. Il porte déjà l’acronyme actuel du GIF, affilié à la FFMI ; des fabricants d’exutoires et de trappes de ventilation viennent rejoindre ce groupement en 1976 en lui donnant la dénomination « Groupement des Installateurs-Fabricants et Fabricants de Matériels Coupe-feu et d’Évacuation de Fumées », avec en particulier pour présidents MM. Perier, J.P. Thévenet et J.P. Etourmy ;

 

 

le GIS prend, de son côté, sa dénomination actuelle de « Groupement Français des Installateurs de Sprinklers », sous la Présidence de M. René Crumois à qui succèdera plus tard M. Marc Monteils ;

 

 

la nécessité d’une union des fabricants pour une réponse référencée aux besoins utilisateurs conduit à la constitution de l’ « Association Française des Distributeurs et Fabricants d’Agents Extincteurs », AFDAE, avec notamment pour président M. A. Balthazard ;

 

 

le « Groupement des Installateurs-Fabricants de Systèmes d’Extinction Fixes » apparaît sous son nom actuel du GIFEX et sous la présidence de M. Jean Schiffers.

1983

1986

1983-1986, la communication s’organise

La FFMI crée le 1er « OSCAR de la Sécurité incendie » dès 1983. Fédérant dans cette action les professionnels de la protection contre le vol et de la protection statique, la FFMI est la 1ère organisation professionnelle à organiser et gérer directement son exposition internationale avec un succès exemplaire (PARIFEU en 1986). Poursuivant cette initiative, la FFMI deviendra coorganisatrice du salon EXPOPROTECTION dès 1992.

1994

1995

1994 – 1995, les certifications

La FFMI encourage l’extension des certifications en tierce partie des services associés aux produits (installation-maintenance) qui s’élaboreront dans les diverses techniques affiliées. La première certification de services ayant été créée en 1991 était initiée avec l’APSAD pour l’installation d’extincteurs mobiles. Pour une lisibilité améliorée des utilisateurs et éviter des double marques sur une même activité, la FFMI soutient le concept de marques conjointes ou associées entre APSAD et AFNOR. 

 

La FFMI, moteur en certification de produits et services des techniques affiliées, encourage parité et déontologie des règlements de certifications jusqu’alors très disparates. Le protocole d’accord DDSC/ BSPP/ FFMI relatif à la procédure d’agrément des véhicules et équipements de secours est signé en 1995. 

 

Le SYFEX s’associe avec les Distributeurs/installateurs de matériels incendie, pour l’élaboration d’une norme NF-Service Maintenance et la mise au point du C.A.P. d’Agent Vérificateur d’Appareils Extincteurs et de RIA (convention FFMI-Education Nationale).

1997

1999

1997- 1999, les derniers éléments de la Fédération

Pour compléter le spectre de la chaîne de prévention et référencer l’amont de l’évacuation, la FFMI créée avec les professionnels pertinents du marché un groupement spécialisé en signalisation de sécurité (plans, consignes, panneaux…), le SFPS, « Syndicat Français des Professionnels de la Signalisation », affilié à la Fédération en 1997 sous la présidence de M. Thoreau-Fontenoy.

 

En mars 2005 se crée le syndicat SYPSI, issu de la fusion des 2 principaux syndicats français de distributeurs pour la fourniture et la maintenance de matériels incendie.

 

La FFMI prend également en compte la sécurité incendie grand public avec les détecteurs autonomes avertisseurs de fumée (DAAF), grâce à un nouveau groupement, le GIFSID. Cette étape fait écho à la loi du 9 mars 2010 visant à rendre obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d’habitation, et dont la mise en application concrète date de 2015.

2013

2020

2013-2020, un nouveau cap pour la FFMI

Suite à son Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire du 22 mai 2013, la Fédération Française du Matériel d’Incendie devient la Fédération Française des Métiers de l’Incendie. Ce changement de nom intervient pour mettre en avant les nouvelles perspectives de développement de la sécurité incendie. 

Le 29 janvier 2015, un nouveau syndicat voit le jour le GEFPI « Groupement des Entreprises de la Formation-Prévention au risque Incendie » est né de la volonté d’entreprises spécialistes de la sécurité-incendie de promouvoir une offre de service de haute qualité en matière de préparation des personnes face à ce risque important. Il regroupe des intervenants reconnus en matière de formation et il vise à une promotion continue des bonnes pratiques.

Le 30 novembre 2015, un nouveau syndicat professionnel a adhéré à la Fédération Française des Métiers de l’Incendie. Le GEESPI «Groupement des Entreprises d’Études en Sécurité et Prévention contre les risques d’Incendie » constitué de quatre entreprises fondatrices, ce nouveau syndicat a pour mission la défense et la promotion des spécificités du métier de bureau d’études spécialisé en sécurité incendie.

 

En 2016, la FFACSSI «  Fédération Française des Coordinateurs SSI » rejoint la FFMI et ses 11 groupements en tant que membre correspondant.

La volonté commune de la FFMI et de la FFACSSI de promouvoir et améliorer la sécurité incendie en France, les échanges et partages d’expertises entrepris depuis de nombreuses années, ont amené naturellement la FFACSSI à demander à intégrer le champ de la FFMI.

Les membres du comité directeur de la FFMI ont, lors de l’Assemblée Générale du 19 juin 2015, proposé d’intégrer la FFACSSI en qualité de membre correspondant, conformément aux statuts modifiés de la FFMI du 22 mai 2013.

 

En 2017, dissolution de l’AFPé2I et fusion avec la CSCMMI pour donner naissance au GIVMI – Groupement des Industriels du Véhicule et des Moyens d’Intervention de la sécurité civile. 

 

En 2018, la FFMI lance le Club Export de la Sécurité Civile, co-présidé par le Président de la FFMI et le Directeur Général de la Sécurité Civile.

En octobre, la FFMI et ses entreprises sont présentes en nombre au Congrès annuel des Sapeurs-Pompiers de France qui se déroule à Bourg-en-Bresse (01).

A cette occasion, la FFMI et ses entreprises exposantes accueillent une imposante délégation chinoise avec les autorités de la sécurité civile de la province du Guangxi, pour promouvoir nos savoir-faire.

 

En septembre 2019, la FFMI et ses entreprises sont présentes en nombre au Congrès annuel des Sapeurs-Pompiers de France qui se déroule à Vannes (56).

La FFMI participe également au mois de novembre aux cotés des autorités à une ambitieuse mission internationale de soutien à l’export en direction de la Tunisie et de la Libye.

 

L’année 2020 restera à n’en pas douter dans les mémoires. Face à une pandémie à l’échelle mondiale (COVID-19), les répercussions, au-delà du plan sanitaire et médical, se sont également fait sentir, sur le plan économique et social.

Dans ce contexte inédit, les entreprises ont dû s’adapter rapidement et la FFMI s’est employée à apporter à ses membres tout le soutien, le conseil et l’assistance nécessaires dont ils avaient besoin.

En sa qualité d’organisation représentative et d’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, la FFMI s’est également impliquée sans réserve afin de concourir au maintien d’un haut niveau de sécurité-incendie pendant cette période.